Enjott Schneider : Fatal Harmonies, œuvres pour violoncelle et orchestre. Fenyö, Zuckermann.

Enjott Schneider (1950-)
“Dugud”, Concerto n° 1 pour violoncelle et orchestre
“Sulamith”, Danses sacrées pour violoncelle et orchestre à cordes
Fatal Harmonies of Black Sweetness, variations sur “Moro, lasso, al moi duolo” de Gesualdo
“Abaddon, Angel of Abyss. Apocalyptic Scene”, pour violoncelle et orchestre
Lilith, poème symphonique pour orchestre

Laszlo Fenyö, violoncelle
Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
Ariel Zuckermann, direction


Format: 1 CD
Release date: 1/1/2017
SKU: 4010228511628 Catégories : ,

20,60

Du nouveau dans la discographie chez Wergo du compositeur allemand à casquettes multiples Enjott Schneider. Ce volume d’oeuvres dédiées au violoncelle, instrument dont la tessiture se rapproche le plus de la voix, du bel canto, d’où la tentation pour Schneider qui compose plutôt pour l’orchestre mais qui affectionne le genre concerto, d’exploiter cette voie, cette veine rutilante et infinie, cet influx sanguin qui irrigue et fusionne le corps de l’instrument avec celui qui en joue ; avant de plonger ce dernier dans un bain orchestral richement doté. On retrouve ici les qualités de l’écriture de Schneider : intuition, sagacité et spontanéité. Le compositeur ne renouvelle en rien la technique de l’instrument mais l’inclus naturellement dans la texture d’un orchestre somptueux, dans un style lyrique et profus qui n’appelle aucune étiquette. On retrouve également l’éventail synchrétique des références historiques et littéraires de l’auteur, la mythologie hongroise (Dugud) le Cantique des Cantiques (Sulamith). Le terrifiant Abaddon (Créature maléfique) présentée par l’auteur comme une “”Scène apocalyptique pour violoncelle et orchestre”” est d’une virtuosité telle qu’il malmène le soliste et l’orchestre dans un maelström endiablé. Le poème symphonique Lilith, d’une texture plus transparente baigne dans une atmosphère mystérieuse et élégiaque. Quant à la page symphonique Fatal Harmonies qui donne son titre à l’album, il convoque à la fois la vie du musicien Carlo Gesualdo et son madrigal “”Moro Lasso al moi duolo”” traité ici sous forme de variations jusqu’à l’acmé finale, une passacaille “”della morte”” au chromatisme élargi quasi wagnérien. Un programme musical visionnaire et dense qui laissera une fois de plus l’auditeur pantelant. (Jérôme Angouillant)

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