L’immense popularité du premier concerto pour violon de Max Bruch a rejeté dans l’ombre le reste de son œuvre concertant. C’est une grande injustice car Bruch possédait outre une exceptionnelle science pour mettre en valeur l’instrument (dont il était d’ailleurs très fier) un sens de la construction et de l’originalité formelle qui mérite encore d’être reconnu aujourd’hui. Son deuxième concerto écrit pour Sarasate illustre ce mélange séduisant entre un lyrisme prenant tout à fait digne de son célèbre prédécesseur et une forme particulièrement élaborée (ses détracteurs l’avaient appelé le concerto sans premier mouvement parce qu’il s’ouvre sur un adagio…). Quant à la brillante fantaisie écossaise qui associe la harpe au violon, elle utilise avec des mélodies folkloriques avec autant de naturel que Mendelssohn dans sa symphonie elle aussi écossaise. Le bref adagio appassionato qui conclut ce premier volume fournirait un bis enthousiasmant à nombre de nos solistes ; l’excellente Antje Weithaas vient prendre le relais des quelques grands noms qui jadis ne dédaignaient pas de mettre ces pages à leur répertoire, notamment Heifetz pour la Fantaisie. (Richard Wander)
Bruch : Intégrale de l’œuvre pour violon et orchestre, vol. 1. Wethaas, Bäumer.
Max Bruch (1838-1920)
Concerto pour violon n° 2, op. 44
Fantaisie écossaise, op. 46
Adagio appassionato, op. 57
Antje Weithaas, violon
Orchestre Philharmonique de la NDR
Hermann Bäumer, direction
13,90€
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