Johann Joseph Fux : Concentus Musico-instrumentalis. Froihofer, Hell.

Johann Joseph Fux (1660-1741)
Sinfonia à 6 en si majeur, pour 2 hautbois, basson, 2 violons, alto et basse
Sinfonia à 2 en fa majeur pour flûte, hautbois, basse et clavecin
Ouverture à 4 en fa majeur pour 2 violons, alto et basson
Ouverture à 6 en sol mineur pour 2 hautbois, basson, 2 violons, alto et basse
Ouverture à 4 en do majeur pour 2 violons, alto et basse
Ouverture à 4 en ré mineur pour 2 violons, alto et basse
Sérénade à 8 en do majeur pour 2 trompettes, 2 hautbois, basson, 2 violons, alto et basse

Lucia Froihofer, violon baroque
Neue Hofkapelle Graz
Michael Hell, direction


Format: 2 CD
Release date: 1/7/2016
UGS : 0761203798025 Catégories : ,

35,90

Fux, dont les débuts sont mal connus occupa divers postes à Vienne et fut nommé compositeur de la cour impériale de Léopold 1er, puis de ses successeurs, dont Joseph 1er. Son œuvre, sommet du baroque autrichien, lui valut de son vivant une renommée européenne. Grand théoricien, il fut ensuite oublié. Ce concentus-musico-intrumentalis date de 1701. Œuvre de circonstance, jouée en partie pour la fête du futur Joseph 1er en 1698, et à son mariage en 1699, il consiste en une succession de pages orchestrales d’ampleur variable (2 à 8 parties ; l’effectif va de 4 à 27 musiciens). Ces pièces diverses (2 sinfonia, 4 ouvertures, 1 sérénade) obéissent en fait, à une exception près, au modèle, librement adapté, de la suite française constituée d’une ouverture et d’une série de danses entre lesquelles Fux intercale des mouvements de nature différente — chaconne, passacaille—, ou dotées d’une fonction descriptive, voire idéologique : Joseph 1er, célébré dans cette œuvre fut l’un des premiers monarques éclairés — il prônait déjà la séparation de l’Église et l’État et ses rapports avec le beau sexe étaient “”libérés”” : de là des mouvements intitulés “”La Volage””, “”Le Libertein””, “”La Joye des fidels sujets””, “”Les énemis confus””, qui peignent le portrait du futur empereur. Réduire le concentus à son aspect fastueux, redevable à la pompe versaillaise, serait passer à côté de sa grande inventivité. Fux est un géant à sa manière : contemporain de Purcell, sa sinfonia à 2 évoque les parties orchestrales de “”The Fairy Queen””. Mais il annonce Haendel et sa Water Music; il anticipe Telemann par sa capacité à mêler avec ingéniosité style français et style italien (cf. le prodigieux 3e mouvement de la même sinfonia qui fait dialoguer une flûte à bec jouant un air italien en 6/8 et un hautbois jouant un air français en rythme binaire.) Mais aussi le Rameau des “”Indes Galantes”” par un exotisme musical, plein de verve et de facétie (cf. l’utilisation des percussions). il joue splendidement des contrastes, sait faire naître tout d’un coup, un trio ou un solo de clavecin au creux d’une ample tessiture orchestrale, engendrer de petites formes dans les grandes. Il combine les timbres de manière surprenante pour l’époque, et même pour l’auditeur d’aujourd’hui (cf. l’usage du hautbois et du basson, qu’il contribua à populariser en Allemagne.) L’interprétation proposée ici rend parfaitement justice à cet univers sonore : surprenant rendu des oppositions, magnifique traduction de l’aspect solennel et de l’aspect jovial, tendre de cette musique, perfection dans l’alliance des timbres. C’est vivant, audacieux, subtil, jamais pesant. Une œuvre qui mérite d’être connue dans une excellente réalisation. (Bertrand Abraham)

0/5 (0 Reviews)

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Seuls les clients connectés ayant acheté ce produit ont la possibilité de laisser un avis.

Panier
En raison du déménagement de notre entrepôt, aucune expédition n'aura lieu en août. Profitez de -10 % (hors promotions) avec le code SUMMER26. Reprise des envois le 1er septembre. Merci de votre compréhension !